Tamanrasset : Le secteur touristique à la dune

 
La situation et l’avenir du secteur du tourisme  en Algérie et dans le monde arabe ont été les points nodaux sur lesquels  se sont penchés les participants au colloque international sur le tourisme, dans la capitale de l’Haggar Tamanrasset.         
Dans son allocution d’ouverture, le            Dr. Bahloul, président de l’association nationale des économistes algériens, a indiqué que le thème de la présente  rencontre internationale "a été motivé par les retombées économiques, sociales, culturelles et civilisationnelles de l’activité touristique".        
"Le tourisme tire ses sources à travers l’histoire et Tamanrasset  renferme des potentialités certaines afin de représenter le tourisme saharien", a-t-il ajouté.       
M. Bahloul a souligné la faible participation du tourisme dans les pays arabes, soulignant qu’"avec quelque 922 millions de touristes dans le monde  et des recettes avoisinant les 944 milliards de dollars l'année, l’activité  touristique représente à peine une moyenne de 5% du nombre total des touristes  dans le monde arabe".        
Le Dr. Saâdane Chebaïki, membre de l’association nationale des  économistes algériens et recteur de l’Université de Médéa, a estimé, pour sa  part, que l’activité touristique en Algérie "ne joue pas son rôle convenablement  dans le développement".        
S'appuyant sur des chiffres, l'intervenant a estimé que le tourisme  en Algérie représentait quelque 7,5% des recettes en 1990 avant que ces dernières  ne chutent à 3,9% en 2005.        
"Promouvoir le tourisme, notamment le tourisme interne, ne nécessite  pas des infrastructures haut de gamme", a souligné M. Chebaiki, tout en saluant  au passage "la nouvelle dynamique entreprise actuellement ainsi que l’ouverture  du secteur à l’investissement privé".        
L’Algérie se classe à la 147e place sur 174 pays à vocation touristique,  a-t-il précisé, avant de lancer un appel en direction des autorités afin "d’adopter  des mesures qui permettraient de faire fructifier un secteur générateur d’emplois  et de richesses".   La directrice de la Faculté de tourisme de l’Université d’Alexandrie  (Egypte), le Dr. Dallel Abdelhadi, a fait part, de son côté, d’une exposition  sommaire de l’expérience égyptienne en la matière, relevant à ce titre qu’à  l’inverse du secteur des hydrocarbures, le tourisme représente quand même une activité vers laquelle plusieurs secteurs d’activité convergent.        
"L'Algérie possède des potentialités à même de générer un secteur  touristique vecteur de développement", a-t-elle estimé, faisant un parallèle  entre des paysages célèbres comme ceux du Sahara Algérien et le désert d’Egypte.      
Intervenant à son tour, le Dr. Mahmoud Douidar, représentant de la Faculté  de droit d’Alexandrie, a prôné, pour sa part, une communication centrée sur  les conséquences économiques et sociales du tourisme.      
Selon les statistiques de l’Organisation mondiale du tourisme, le secteur  touristique représente une moyenne de 11% de la force active dans le monde et  concourt autour de 15 à 20% du PNB des pays développés.         
Durant l’année 2008, il a été enregistré 922 millions de touristes dans  le monde pour des recettes ayant atteint 944 milliards de dollars.        
Ce colloque international qui se déroule les 19 et 20 décembre  à Tamanrasset a pour thème, rappelle-t-on, le développement du tourisme comme  source d’investissement renouvelable de lutte contre la pauvreté et le sous  développement en Algérie et dans quelques pays arabes et musulmans.          
Il réunit durant deux jours, en sus de professeurs algériens de renom  des invités venus des pays arabes notamment du Soudan, de Tunisie, d’Egypte  d’Irak et du Maroc, pour discuter des entraves relevées dans l’évolution du  secteur, mais aussi pour établir une série de propositions en vue de faire  du tourisme un vecteur économique intégré et un facteur de développement durable  du pays.

EL-MOUDJAHID 20-12-2009
 

 


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