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Mots Clés

Mme Zerhouni , Hôtellerie , Restructuration , réorganisation , secteur public ,

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Réserves et appréhensions autour du schéma de Mme Zerhouni

La nouvelle réorganisation du secteur public marchand que compte mettre en œuvre M. Bouchouareb, et dont la Conférence nationale sur le développement économique qui se tient au Palais des nations constitue un premier palier, ne semble pas rallier tous les suffrages.

HOTELLERIE Publié Le 05-11-2014 à 22:41 Lu 473 fois.
Mme Zerhouni,Hôtellerie,Restructuration,réorganisation,secteur public,
Crédit Photo : Google Images

Autant il y a une forte adhésion à la démarche au niveau du secteur industriel qui sera restructuré en “grands groupes”, autant il y a des sérieuses réserves dans le secteur de l’hôtellerie. Ces réserves ne sont pas l’expression d’une volonté de s’opposer à la nouvelle politique du gouvernement, mais un rejet du schéma de restructuration de la SGP Gestour, tel que préconisé par M me la ministre du Tourisme.

Pour la simple raison qu’ils le considèrent comme “non pertinent”. En effet, des cadres du secteur, mais aussi des travailleurs avec qui nous avons évoqué la question, qui focalise en ce moment toutes les discussions à Gestour, nourrissent de sérieuses craintes de voir la proposition de M me Zerhouni définitivement actée par le CPE qui se réunit aujourd’hui.

Le schéma directeur proposé par la ministre du Tourisme consiste à fractionner le secteur de l’hôtellerie, actuellement sous tutelle de la SGP Gestour, en cinq groupes hôteliers, à savoir Safir, Zianides, Cirta, Aurès, El-Djazaïr dans le “but de donner un nouveau souffle aux 66 unités et autres structures hôtelières”.

Ce que récusent frontalement les adversaires de cette restructuration, la qualifiant de “mal pensée” et “farfelue”.

Des cadres rencontrés, mais qui ont souhaité gardé l’anonymat, soupçonnent même la ministre de vouloir créer ces nouvelles entités hôtelières “juste pour créer des postes de directeurs et placer des proches”. Les responsables avec qui nous avons discuté nous ont également fait part de leur étonnement de voir la ministre prendre seule une telle décision, alors qu’il y avait eu préalablement une discussion où chacun avait pu donner son point de vue et toutes les options étaient discutées sans que la décision définitive soit prise.

En fait, nos interlocuteurs sont favorables à la mise en place d’un “groupe unique”. “Cette reconfiguration doit passer par un groupe unique, c’est ce qui se passe à travers le monde. La finalité, c’est d’aboutir à une organisation efficiente pour développer la qualité et veiller sur le devenir de l’entreprise”, nous explique un de nos interlocuteurs, pour qui le problème se pose aujourd’hui en termes de “pérennité” de la SGP Gestour. En lieu et place d’une fragmentation, dans le cadre de ce nouveau schéma, c’est la synergie des moyens et des hommes qui est préconisée par les adversaires de la vision prônée par la ministre, à qui on fait d’ailleurs le reproche de faire un peu cavalier seul en se passant des avis autorisés des cadres qui ont une vision, une connaissance, une expertise et une perspective historique du secteur de l’hôtellerie.

 “L’organisation des synergies et la capitalisation des résultats des différentes filiales attachées à ce groupe va permettre aussi une opération de partenariat public-public, public-privé”, nous explique encore un de nous interlocuteur, qui dit réagir par “acquis de conscience”, étant convaincu que le schéma de structuration du secteur en cinq groupes est porteur de risque quant à l’avenir de nombreuses unités hôtelières. “Gestour n’a même pas la taille d’un groupe ni les diversités des filiales pour aller à plusieurs groupes”, insiste-t-on encore, en soutenant que la priorité aujourd’hui est d’“améliorer l’offre, de cibler un niveau de performance” pour se préparer dans les meilleures conditions à une eventuelle privatisation, le cas échéant.

S’il est vrai que le secteur du tourisme, appelé à être dans la prochaine année un des moteurs de croissance de l’économie nationale, il doit impérativement sortir de sa léthargie, le mode de réorganisation doit se fixer pour seule finalité, la compétitivité et la performance.

Car il ne s’agit pas de réorganiser pour réorganiser. Trop de temps a été perdu.

Source : LIBERTE Daté du 06-11-2014
Ecrit par : O. O.
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